Pénurie de carburant dans la Menoua : Les prix explosent!!!

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  • Rédigé Par MenouActu    


  • Mis a jour 06/12/23 à 13:47

Depuis samedi 02 Décembre 2023 dans la cité universitaire, l'on assiste à une rareté grandissante du carburant dans différentes stations de la ville. Une situation qui met à mal, non seulement le secteur de transport des engins à deux roues, mais aussi


et surtout, constitue désormais une sorte de business pour d'aucuns.

 

 À la question de savoir à combien ils payent désormais les déplacements dans la ville de Dschang, la réponse des usagers est sans appel. Les prix sont passés de la normale au double voire au triple en quelques semaines, pour ne pas dire en quelques jours.

Interrogés à chaque fois au sujet de la flambée du coup de transport actuellement d'un point à l'autre, ces derniers présentent quasiment les réponses similaires.

Assongny Horchelle est étudiante à l'Université de Dschang. Pour cette dernière, <<ce fâcheux phénomène de pénurie>> impacte étroitement sur le transport, puisque, a-t-elle signalé, la somme de 200 FCFA qu'elle débourse communément de son quartier "Foréké-Dschang" pour le campus, est passée à 300frs.


Même son de cloche chez Léonel, étudiant en Biochimie, qui, pour sa part, estime que cette situation <<est de trop>> du fait que <<l'accompagnement financier des parents ne peut plus leur permettre de joindre les deux bouts>>.

 Selon Léonel, le coût du transport quittant son quartier de résidence "Azaa Foréké" pour l'entrée campus est passé de 200 à 400 FCFA. Des prix exorbitants qui le poussent en ces temps difficiles, à opter pour la marche à pieds sur une distance importante avant d'emprunter la moto.


<<Comme le produit est rare, on augmente un peu pour pouvoir s'en sortir>>.

C'est le même discours que tenait la quasi totalité des acteurs du secteur du transport à savoir moto taxi et revendeurs des quartiers. Une façon à eux de souligner que nonobstant la rareté du produit, ils s'ingénient à ne pas abuser avec la hausse exagérée des prix de déplacement.

 <<Le passager doit absolument comprendre que l'augmentation des prix ne dépend pas de nous>>, se défendent-ils.

Et pour faire payer l'usager, toutes les astuces sont efficaces, au-delà de la rareté du carburant mise en en-avant.

<< Étant donné que ce sont les clients qui sont dans des situations urgentes, quand on donne notre prix, on n'a pas de pression. Parce que même si c'est comment on va trouver le passager et il va payer comme nous on veut>>


Une véritable affaire de profit pour beaucoup ?


Les investigations effectuées ont permis de découvrir que  l'affaire est devenu plus qu'un business pour certains vendeurs en détail de carburant dans certains coins connus. Tenez par exemple : le prix du litre et demi a quasiment changé chez ces revendeurs, passant de 735frs à tantôt 1500 le litre et demi au lieu de 1000  au carrefour"Ntsinfem"; et de  5000frs le 5 litres et non à la station Tradex au lieu de 3700frs.


Loin d'être un business, des explications plausibles de quelques acteurs questionnés nous donnent de cerner la pertinence de cette affaire. Selon les propos de Maurice, transporteur de la ville, au regard du besoin impérieux qui s'impose, la seule option est celle d'acheter au prix que vous propose un particulier ; <<comme quoi c'est son article et libre à lui d'en décider de son prix.>>


En attendant que ce phénomène alarmant revienne à la normale en cette période de Noël où les populations de la Menoua se voient se heurter à de tels désagréments, le cri d'alerte est lancé en direction de toutes les parties prenantes dudit Département ; l'objectif étant d'alléger dans la mesure du possible les coûts en déplacement des populations.


 Elmas Keukang, stagiaire à MenouActu

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