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- Rédigé Par MenouActu Suivre @MenouActu
- Mis a jour 05/03/26 à 15:01
Le procès de Christian Fouelefack, accusé d'avoir tué son épouse, le Dr Blanche Laure Ndontsa, a connu une évolution notable lors de son audience du 2 mars dernier. Le ministère public a requis la peine la plus lourde pour l'accusé, estimant que la mort
de la victime était un féminicide.
Le Dr Blanche Laure Ndontsa, enseignante à la Faculté des sciences de l’Université de Dschang, est décédée le 13 avril 2024, après avoir été retrouvée inconsciente à son domicile. Son époux, Christian Fouelefack, a été arrêté et inculpé de meurtre.

Selon les faits, Christian Fouelefack aurait quitté son domicile pour assister à un enterrement, laissant son épouse seule avec leurs enfants. Lorsqu'il est rentré, il a trouvé son épouse inconsciente et l'a transportée à l'hôpital, où elle a été déclarée décédée.
Les rapports d'autopsie réalisés par les médecins-légistes sont contestés par la défense, qui estime qu'ils sont contradictoires et ne prouvent pas la culpabilité de l'accusé. Les rapports indiquent que la victime a subi des traumatismes crâniens et des lésions internes, mais la défense argue que ces blessures pourraient être dues à une chute accidentelle.
Les témoignages des proches de la victime ont été entendus lors du procès. Une amie de la victime, Brigitte Ngouegni, a déclaré que la victime lui avait confié être victime de violences conjugales de la part de son époux. Cependant, la défense a contesté la crédibilité de ce témoignage, arguant que l'amie de la victime avait des motivations personnelles pour mentir.
Le ministère public a requis la peine la plus lourde pour l'accusé, estimant que la mort de la victime était un féminicide. Le procureur a souligné que l'accusé avait un comportement suspect avant et après le décès de son épouse, et que les rapports d'autopsie prouvaient que la victime avait subi des violences.
La défense a plaidé l'absence de preuves et a demandé l'acquittement de son client. Les avocats de la défense ont souligné que les rapports d'autopsie étaient contradictoires et que les témoignages des proches de la victime n'étaient pas fiables.
L'affaire a été mise en délibéré pour le 17 mars prochain, après plus de 15 renvois. Le verdict déterminera le sort de Christian Fouelefack et apportera des réponses aux questions qui entourent la mort de son épouse.
Le procès de Christian Fouelefack a suscité une grande attention médiatique et a mis en lumière les problèmes de violence conjugale et de féminicide au Cameroun. Le verdict sera attendu avec intérêt par la population et les défenseurs des droits des femmes.
Par SMS pour le journal citoyen MenouActu, https://www.menouactuweb.com




