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- Rédigé Par MenouActu Suivre @MenouActu
- Mis a jour 11/09/26 à 14:43
Dschang, 10 septembre 2026. La salle d'audience du tribunal de première instance de la Menoua était comble. Pas pour un procès, mais pour un pacte. Celui du nouveau maire de la commune de Dschang, le Pr Emile Temgoua, et de son premier adjoint, Sa Majesté
Donfack Beaudelaire, devant le peuple.
https://www.menouactuweb.com/article/Dschang-le-serment-de-servir-et-non-de-se-servir-L+2181
Si la cérémonie était solennelle, les mots qui y ont résonné, eux, étaient d'une rare franchise. Au point où le Président du Tribunal lui-même a qualifié son propos de "plaidoirie populaire".

"Vous êtes au service de la population et non à votre service", a martelé le Président. Une phrase-choc qui résume le mal profond d'une ville universitaire laissée trop longtemps à son propre sort : routes dégradées, insalubrité chronique, personnel communal impayé, permis de bâtir devenus parcours du combattant.
C'est dans ce contexte lourd d'attentes et de méfiance qu'il faut lire le message de présence et d'analyse délivré par l'opérateur économique et élite locale, FOMEGUEUH Henri FOSSO.
Loin d'un simple discours de circonstance, son intervention est une lecture politique lucide des six premiers mois d'une équipe qui a choisi d'agir avant même de prêter serment.
Dschang : le constat d'une ville abandonnée
L'homme d'affaires ne cache rien : Dschang est une ville aux atouts considérables - intellectuel, agricole, culturel - mais dont les populations se sont senties abandonnées. Le désamour entre la mairie et les citoyens était devenu la norme.
C'est ce fossé que le Pr Temgoua tente de combler. Et c'est ce que FOSSO a tenu à documenter.
Les signaux faibles qui deviennent forts : le début de la rupture
Pour l'analyste qu'est l'opérateur économique, le bilan des six premiers mois n'est pas dans le béton, mais dans la méthode. Il relève cinq chantiers symboliques :
1. L'assainissement : La lutte contre l'insalubrité urbaine. Acte de salubrité publique mais surtout acte d'autorité.
2. La transparence : La rationalisation du permis de bâtir. Casser la rente et la corruption à la base.
3. Le social : L'apurement des arriérés de salaires. Redonner dignité et motivation à l'appareil communal.
4. Le désenclavement : L'entretien des routes, poumon économique d'une ville agricole.
5. Et surtout, le dialogue : Re-parler aux habitants.
"Ce ne sont peut-être encore que les premiers pas, mais ils constituent des signaux encourageants", reconnaît FOMEGUEUH Henri FOSSO. Un début de promoteur qui nécessite, selon lui, une "détermination accrue".
De la volonté aux résultats durables, 3 propositions pour la nouvelle équipe
L'interpellation du Procureur et du Président du Tribunal est claire : le mandat n'est pas un privilège, c'est une charge pénale et morale. Comment transformer ce serment en quotidien ?
MenouActu propose 3 pistes concrètes pour accompagner l'élan salué par l'élite économique :
1. Instituer le "Jeudi Citoyen" : Une fois par mois, le maire et son exécutif reçoivent sans protocole, dans un quartier différent de Dschang, les doléances. C'est la matérialisation de l'esprit de rassemblement prôné par FOSSO.
2. Créer le guichet unique numérique et physique du permis de bâtir : Publier les tarifs, les délais légaux et la liste des pièces. Mettre fin à l'opacité qui a fait fuir les investisseurs locaux comme FOMEGUEUH Henri FOSSO.
3. Lancer l'Opération "Dschang Ville Propre, Affaire de Tous" : Contractualiser avec les comités de quartiers, les associations de jeunes et les opérateurs économiques locaux. Que chaque élite parraine une rue, une poubelle, un bac. Le partenariat public-privé-population est la clé.
En somme, le serment de Dschang n'est pas une fin. C'est un commencement. La présence d'un opérateur économique comme FOMEGUEUH Henri FOSSO à cette cérémonie n'est pas anodine. C'est le signal que le secteur privé local est prêt à parier sur Dschang, à condition que la Mairie reste au service du peuple et non l'inverse.
Le tribunal a parlé. Le peuple a entendu. A la nouvelle équipe d'écrire la suite.
Symaro MEBEGO, Directeur de Publication MenouActu
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